Le monument est érigé entre 1923 et 1930.
D'un coût entre 10.000 et 12.000 francs de l'époque, il est financé par une souscription et la recette de plusieurs représentations de pièces de théâtre.
La statue a été réalisée en 1923 par le sculpteur statuaire Montpelliérain Raoul DUSSOL, et offerte par la famille Pastre-Lognos.
D'une hauteur de 5 mètres de haut, il se compose d'une statue en pierre taillée placée sur un socle de marbre de St Nazaire, et adossée à un obélisque en marbre de St Nazaire
Une grille délimite un espace clos à caractère sacré, seul le premier magistrat municipal, c'est à dire le maire, les anciens combattants ou les enfants de l'école symbolisant l’innocence ont le droit d'y entrer.
L'obélisque est emprunté aux anciens monuments funéraires, pour rapprocher les défunts du ciel.
La palme avec la croix de guerre symbolisent la victoire et le sacrifice, elle permet de concilier les représentations des croyants et non croyants, de tous les citoyens. C'est également une décoration militaire, un honneur officiel rendu aux soldats tombés et à leurs familles.
La statue est une allégorie de la France et de La République victorieuses assise sur un trône. Elle tient dans sa main gauche une palme symbole de la Victoire, dans sa main droite une couronne mortuaire signifiant le deuil. A ses pieds, sur sa gauche, un rouleau sur lequel figurent les armes de
St Nazaire.
Au dessous, un profil en bronze, un buste de soldat, auréolé de la couronne honorifique faite de laurier et de chêne. Elle symbolise la guerre et le triomphe.
De façon générale la symbolique est celle de la République établie depuis la révolution française de 1789 et largement inspirée de l'Antiquité.
La dédicace : « A ses enfants morts pour la Patrie St Nazaire reconnaissant » marque la Reconnaissance de la Commune pour le sacrifice de ses enfants, les citoyens morts pour la défendre. Ils sont au nombre de 18, inscrits de part et d'autre du socle.
Nous pouvons donc le classer dans la catégorie des Monuments Patriotiques Républicains
Le monument mémoriel est érigé dans l'espace qui est considéré à l'époque comme central, le plus fréquenté, selon le choix du Conseil Municipal. Sa proximité avec l’Église nous laisse à penser qu'il marque la réconciliation entre Catholiques et Républicains, divisés depuis la loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État. Qui peuvent alors entretenir conjointement le souvenir des disparus.
Par Kareen BOUISSIERE BOULLE



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